Le chat dans la littérature

Le chat est apparu dans la littérature au IX° siècle avec Hildegarde de Bingen, dans son Livre des subtilités des créatures divines (1151-1158), dans un bref paragraphe et peu élogieux : « Au plus fort des mois d’été, (…) le chat demeure sec et froid. Le chat ne reste pas volontiers avec l’homme, excepté celui qui le nourrit ». Le Roman de Renart (XII et XIII° siècle) laisse l’image de Tibert le chat, tout aussi rusé et hypocrite que Renart, mais aimé par Noble, le lion.

Le chat est peu à peu « réhabilité » durant la Renaissance et de nombreux écrivains et poètes tels Pétrarque (1304-1374), mort la tête posée sur son chat, ou encore Joachim du Bellay (1522-1560) améliorent la réputation du chasseur de souris.

Au XIX° siècles, les auteurs romantiques portent une grande affection au félin : en 1869 paraît Les chats de Jules Champfleury.

Depuis le début du XX° siècle, les oeuvres littéraires ayant pour héros principal ou secondaire le chat se sont multipliés. De nombreux auteurs, notamment Colette (La Chatte 1933), ont mis en exergue leur(s) chat(s).

Parallèlement, les chats ont un statut très particulier dans les contes et les fables.

Dans les fables, le chat garde une image d’animal malin mais profiteur. Raminagrobis est un chat gras et bien nourri que l’on trouve dans les Fables de la Fontaine (1621-1695), tout comme Rodilardus ou Rodillard repris par Rabelais (1483-1553).

Dans les contes, le chat a une image plus mystérieuse. Ainsi, dans les contes du chat perché (1934-1946) de Marcel Aymé, Alphonse dans le conte intitulé La patte du chat, peut faire pleuvoir en passant sa patte derrière l’oreille. Dans Alice au pays des merveilles (1865), le chat du Cheshire apparaît et disparaît par morceaux mystérieusement, en laissant flotter son sourire. Quant au chat botté (1697) de Charles Perrault, il est l’héritage bienheureux que lègue le meunier à son 3° fils et qui rend son maître riche par la ruse.

La bande dessinée compte aussi de nombreux chats célèbres : Fritz (1959, le chat de Robert Crumb), Garfield (créé en 1978 par Jim Davis), Azaraël (le nom du chat de Gargamel dans la BD Les Schtroumpfs de Peyo), Hercule (de Pif et Hercule) Clark Gable (dans les albums d’Edika), Le chat (créé en 1983 par Philippe Geluck) et plus récemment le chat du rabbin (créé en 2002 par Joann Sfar) et John Blacksad (créé en 2000 par Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido).

Il apparaît souvent de la même façon dans les mangas.

 

 

 

 

 

Expressions populaires à propos du chat

. Donner sa langue au chat : demander la solution
. Avoir d’autres chats à fouetter : avoir d’autres choses à faire
. Avoir un chat dans la gorge : avoir mal à la gorge ou être enroué
. Il n’y a pas un chat : il n’y a personne
. S’entendre comme chien et chat : Décrire une relation entre 2 personnes comme mauvaise.

Expressions populaires à propos du chat

. A bon chat, bon rat : un bon chasseur peut trouver un adversaire à sa mesure
. La nuit, tous els chats sont gris : dans l’obscurité, les détails se fondent et on peut confondre des objets pourtant et on peut confondre des objets pourtant fort différents. Au sens figuré : on peut faire ce que l’on veut tant qu’on ne se fait pas prendre
. Quand le chat dort (n’est pas là), les souris dansent : lorsque le pouvoir en place n’est pas représenté, ceux qu’il oppresse/surveille, peuvent agir librement. Il ne faut pas réveiller le chat qui dort : il faut éviter de réactiver une source de danger lorsqu’elle est mise en sommeil d’elle-même.
. Chat échaudé craint l’eau froide : une mauvaise expérience peut faire craindre d’en tenter d’autres, même si elles sont inoffensives
. Il est difficile d’attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu’il n’y est pas (proverbe chinois)
. Ne faites pas comme un chat qui cache ses ongles (proverbe malgache) Canales et Juanjo Guarnido).

 

 

 

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