Brève histoire de Valenciennes


Le nom de Valencianae est mentionné pour la première fois au VII° siècle, dans un document relatant le séjour de Clovis III, jeune roi de Neustrie, au palais de Valenciennes. Ce document fait référence à un lieu, "la vallée des cygnes" qui, au fil du temps, passant de "Val en Cygnes" est devenu Valenciennes. Cette cité profite de sa situation géographique et portuaire pour devenir un centre commercial florissant. A la fin du Moyen Age, Valenciennes est la ville la plus peuplée et la plus riche du conté.
Au début du XI° siècle a lieu le miracle du Saint Cordon : en 1008, la Vierge déroula tout au tour de la ville, un cordon, l’isolant ainsi d’une épidémie de peste et la sauvant de la mort (les valenciennois effectuent toujours chaque 2° dimanche de septembre, une procession longue de 14 km, en rendant grâce à la Sainte Vierge, tout autour de la cité).

Au XIV°, Valenciennes passe quelques temps sous tutelle espagnole. C’est à cette époque que les remparts médiévaux obsolètes sont complétés par une enceinte bastionnées et une première citadelle.

En 1677, après des années de guerre, Louis XVI annexe la ville qui redevient française.

Le XVIII° siècle est marqué par une stagnation démographique et la ville souffre d’une délocalisation vers les campagnes. Les valenciennoises les plus pauvres découvrent l’art de la dentelle et donnent naissance à « la Valenciennes », qui diffuse le renom artistique de la ville. La porcelaine fait également la réputation de la ville. Il faut attendre la découverte de la houille pour que la cité retrouve véritablement la prospérité. Dès 1716 Valenciennes devient chef-lieu de l’intendance du Hainaut.

Au XIX° siècle, Valenciennes est incontestablement l’une des plus importantes places économique et financière de France.

La richesse se traduit dans les arts, la ville compte parmi ses enfants pas moins de 21 prix de Rome, ce qui justifie son titre d’ « Athènes du Nord ». En 1851 est entreprise la construction de l’église Notre Dame du Saint Cordon, dans un style néogothique. Elle sera élevée au rang de basilique en 1922.

Les guerres du XX° siècle, avec leurs destructions, modifient profondément le visage de la cité. Ce siècle sera successivement celui de l’industrie lourde, du charbon, de l’aciérie.

L’aube du XXI° siècle voit la mutation de Valenciennes, tant en terme d’infrastructure que d’économie. Son statut de pôle français de transport terrestre, son université dynamique, sa force en matière de nouvelles technologies en font un phénix qui renaît de ses cendres.

 

 

LE VIEUX VALENCIENNES


Dans le bombardement de 1940, le centre ville de Valenciennes perd de nombreux édifices et en particulier le bel alignement d’immeubles de la place d’Armes construit sur arcades, et dont la construction remontait au XVIII° siècle.

Quelques quartiers sont cependant épargnés : le square Watteau avec ses alentours (citons la Bibliothèque des Jésuites (XVIII° siècle) et son ancienne chapelle qui, parmi ses richesses, abrite la « Cantilène de Sainte Eulalie », premier document connu en langue française, rédigé vers 882, , l’église Saint Géry (1850), la maison scaldienne et la maison du prévôt (XV° siècle)), les alentours de la basilique Notre Dame du Saint Cordon (la basilique, la maison scaldienne, le vieux Valenciennes, ses hôtels particuliers du XVI° au XVIII° siècle, le square Crasseau).

Les bâtisses sont réalisées dans des matériaux trouvés dans les environs, à savoir le bois (des forêts de Raismes ou de Saint Amand), le grès (d’Anzin), les pierres bleues et la pierre calcaire blanche utilisées dès le XIII° siècle (situées dans le sous sol urbain), la brique (dès le XIV° siècle). L’alliance des différents matériaux donne un charme tout particulier aux vieux quartiers de Valenciennes.

LA CRÊPERIE AU CHAT QUI LIT

La crêperie Au Chat qui Lit se situe au square des Wantiers (ou des Gantiers), ou square Crasseau (du nom de la ruelle qui le relie à la rue Delsaux). Celui-ci, au carrefour des rues Derrière la Tour et Askièvre, est à deux pas de la basilique Notre-Dame du Saint Cordon. Ainsi dénommé dès la fin du XVI° siècle, ce square fut agrandi en 1548 lors du percement de la rue de la Nouvelle Hollande, puis en 1810 lors de l’élargissement de la rue des Riviérettes.

En mai 1940, un rang de la ruelle Crasseau disparaît dans l’incendie du centre ville. Lors de la reconstruction est aménagé un square qui met en valeur les maisons anciennes du rang sauvegardé. Parmi celles-ci, une boutique, authentique de la fin du XVII° siècle, qui deviendra la crêperie « Au Chat qui Pêche » en 1981. En 2002 le restaurant prend le nom « Au Chat qui Lit »

2006 : Le cœur de ville, centre commercial, prend place sur le square Crasseau, face au vieux quartier de Valenciennes

Fin 2009 : nouvellement installée dans le valenciennois, Michèle PIZZUTI arrive par hasard à la crêperie Au Chat qui Lit. C’est un véritable coup de cœur : le charme de l’endroit opère. A un tournant de sa carrière professionnelle éclectique, et titulaire d’un diplôme de crêpier, elle devient la propriétaire de cet univers authentique, chaleureux et atypique, où elle est heureuse de vous accueillir avec toute son équipe, tous les jours, midi et soir (sauf dimanche et mercredi).

 

 

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